Jeudi 26 janvier 2012
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10:15
Il faut bien l'avouer, quand j'ai vu Basement Jaxx sur la pochette de cet album, j'ai d'abord été rebuté. Mais il y avait le Métropole
Orkest alors j'ai accordé trente secondes à cet album pour me convaincre et il l'a fait. Nous sommes bien loin des tentatives prétentieuses qui fleurissent depuis quelques années où des gens
pensent que leur musique mérite d'être interprétée par un orchestre ; il y a eu pour cet album un travail époustouflant. Plutôt que l'adaptation des morceaux de Basement Jaxx (que je n'aime
pas, vous l'aurez compris) c'est un vrai travail de composition et d'arrangement à partir de la pauvre matière offerte par le duo. Le travail a dû être important, à tel point qu'il a fallu
la main experte de Jules Buckley en renfort pour aboutir à un tel résultat. Mais ce qui compte c'est bien le résultat. Des passages expressifs, de l'énergie, de la romance, du lyrisme, de
l'émotion : comment faire quelque chose d'incroyable avec une base aussi plate et inexpressive. Il y a de la musique classique, de la salsa, du jazz... un mélange des genres étonnant mais pas
moins réussi et cohérent, ce qui apporte une progression intéressante à l'album. Non vraiment c'est bien là une perle que nous avons.
Pour la petite histoire (quand même), Basement Jaxx est un groupe de musique house formé par Simon Ratcliffe et Felix Buxton. Felix
Buxton, dans sa jeunesse, a été forcé par son père à apprendre le violon et la musique classique qu'il a finis par complètement rejeter. La meilleure façon de rejeter son père et la musique
classique a été pour lui de se jeter dans la house. On comprend donc, sans chercher à psychanalyser cet homme, que cet album marque certainement la volonté d'un certain retour aux sources et
d'une maturité que l'on ressent tout du long.
Cet album est donc à mettre dans toutes les oreilles.
Par Léo
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Mercredi 25 janvier 2012
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11:29
Bon Izia a vendu son âme mais elle a déjà un remplaçant de taille. "Un remplaçant ? Oui mais elle avait une façon particulière de chanter". Justement la voix haut perché et un peu écorchée par
moment de cet artiste hors du commun vous séduira sans doute. Un sens aigüe de la mélodie au service de chansons sensibles. Asaf Avidan a passé une partie de son enfance entre New York et la
Jamaïque et on retrouve certaines influences dans sa musique tout en restant loin du copié-collé. Parfois un très bon rock efficace qui donne envie de sauter partout avec une voix incroyable (on
dirait vraiment une femme qui chante un peu comme Janis Joplin qui aurait un peu moins fumé) et parfois des morceaux très doux, dans tous les cas c'est fort émotionnellement, l'interprètation du
chanteur est à couper le souffle tant il semble y mettre toute son âme.
Pour l'instant deux albums sachant que le premier (The Reckoning) est plus énergique avec notamment des morceaux comme Her Lies ou Rubberband Girls.
Je vous le recommande chaudement.
Par Léo
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Vendredi 16 septembre 2011
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16:12
Parfois je désespère un peu dans mes pérégrinations à la recherche de nouveautés musicales. Ce qui rend peut-être la tâche plus dure encore, c'est qu'à force
d'entendre de nouveaux sons originaux, on finit par ne plus pouvoir se contenter de la banalité et des compositions faciles qui sont en fait des recettes que l'on nous ressors toujours et que
seules les oreilles non averties accueillent inlassablement comme nouvelles. Oublions ça parce qu'aujourd'hui je vous ramène vraiment un groupe original : The Enid.
Alors, je vous passe le détail de l'histoire mouvementée du groupe (qui est très bien expliquée à cette adresse : http:///www.bigbangmag.com/denid1. php) Mais pour
comprendre les inspirations du groupe et son style, il faut tout de même s'intéresser un peu à celui autour de qui tout gravite et qui a composé avec maestria pendant toutes ces années : Robert
John Godfrey. Après avoir fait des études de musique classique et développé ses talents de compositeur et de musicien, il fonde le groupe The Enid en 1973. Mais il aura été marqué par son
éducation musicale classique et son but est de prolonger la musique classique en quelque chose de plus moderne. Le résultat est un mélange de rock et de classique avec nombre d'éléments
symphoniques. Mais avant que vous ne vous imaginiez quoique ce soit comme Nightwish ou Queen, je vous le dis, The Enid est unique par les compositions, les arrangements et les sonorités et ce
groupe ne peut être rapproché de quelque autre groupe que ce soit. Bien sûr, il y a des inspirations et des éléments que nous retrouverons de Yes, King Crimson ou encore Brahms ou Rachmaninov,
mais on retrouve vraiment la marque unique d'un créateur inspiré. Et la réussite de cette musique ambitieuse et moderne réside dans la préservation de ce qui fait la grandeur de la musique
classique associée à la modernité, l'énergie et les sonorités du rock. En revanche The Enid est un peu moins facile d'accès que les autres groupes sur ce blog, les compositions surprennent
parfois.
Le mieux pour les écouter c'est d'aller sur leur site http://www.theenid.co.uk dans la section listen and watch. Mais tout cela manque un peu de la
cohérence qu'on trouve dans un album. Vous pouvez aussi écouter l'album In The Region Of The Summer Stars sur GrooveShark, un très bon album. Aussi, si vous décider d'acheter leurs CDs,
commandez sur leur site, c'est le guitariste qui s'occupera de vous et vos CD seront dédicacés.
Par Léo
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Vendredi 16 septembre 2011
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16:04
La jeune Izia avait déjà déménager avec son premier album et voyant que le rock français est absent en ce moment on attend le second avec une certaine impatience.
Nous allons enfin être récompenser pour notre attente car ce deuxième album sortira le 14 novembre. Elle annonce cet album un peu plus calme (je me contenterai de moins sauvage) et plus travaillé
mais elle garde toujours cette énergie et cette excitation qui font ce que l'on aime chez elle.En attendant on peut télécharger le premier single sur le site
officiel d'Izia : http://www.iziamusic.com/
Par Léo
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Mercredi 15 juin 2011
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20:51
Cela fait un moment qu'il n'y a pas eu de post ici et pour l'occasion on va changer un peu de style... même carrément. Aujourd'hui j'ai le plaisir de vous présenter
la Fanfare Ciocarlia. Il s'agit d'une fanfare roumaine qui comptait à l'origine douze musiciens, des cuivres et des percussions. La chaleur et l'énergie des cuivres qui s'attaques au répertoires
classiques traditionnels et posent des rythmes endiablés est irrésistible et impose une certaine bonne humeur (ou une bonne humeur certaine). Mon album préféré est Gili Garabdi qui démarre sur un
James Bond survitaminé et festif (disponible sur spotify free).Bonne découverte.
Pour info : ils passent à Saintes cet été (2011) et c'est gratos, donc si vous êtes dans les parages profitez-en.
Par Léo
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